LOFOFORA - LE FOND ET LA FORME

LOFOFORA - LE FOND ET LA FORME
Le fond et la forme, déforment et défont
De vices de forme en lames de fond
La folie des hommes chante à l'unisson
Fait des bulles comme dans l'eau d'un poisson
Voient dans les nuages de sombres images
Comme la terre est ronde
Comme l'eau est profonde
Comme la route est longue

Quand la lune est pleine d'ici on devine les plantes des arbres la cime
Comme un sortilège parfois se dessine une forme aérienne nouée d'une ligne
Le visage d'un ange au sourire étrange
Les gens du village ne laissent pas faire les vauriens qui crachent devant le cimetière
Et comme des lâches ils jettent des pierres sur les trains qui passent avant la frontière
On aime son prochain tous les dimanches matins

Dans la grande ville le bruit du moteur d'une chape grise étouffe nos c½urs
Reste une valise, le regard moqueur
Des phares qui scintillent, n'a plus de couleur
Tout s'emballe d'un voile sale
Le brouillard nous avale

# Enviado el martes 16 de mayo de 2006 11:47

LOFOFORA - AUTO-PILOTE

LOFOFORA - AUTO-PILOTE
Debout jusqu'au bout du dernier souffle d'air dont le goût promet d'être amer
Encore debout jusqu'au bout du dernier rayon de lumière
Un dernier trou dans les nuages juste avant l'ultime nuit
L'instant maudit où s'éteignent les étoiles et le soleil s'évanouit
Par-dessus les flots de larmes, par-delà tous les cris
Il existe une autre loi que celle des hommes au regard gris

Je me surprends à rêver, à décoller du sol, ignorant les signaux, les appels qui m'ordonnent de redescendre
Sans pilote et sans manuel, je finirais en cendres
Que m'importe alors de m'écraser pourvu que je m'envole ?
Tant que dans l'obscurité subsiste encore une dernière étincelle
Fermement se tenir au serment de lui rester fidèle, qu'elle me guide vers le meilleur
Toujours qu'elle m'illumine, qu'elle éclaire à nouveau mon âme déjà rongée par la vermine
Demande l'autorisation de ne plus atterrir
A quoi bon si le nectar qui me délecte me fait l'effet d'un poison

Briser à jamais les chaînes qui vers le fond m'entraînent
Ne plus me laisser noyer dans le noir broyé
Déployer le courage, ne plus jamais vivre à moitié
Remontez les raz-de-marée qui poussent à renoncer, toujours avancer !
Déserteur de l'armée des victimes, évadé du tourment, ici-bas, même le chasseur déprime
Voyez, vous ne m'aurez pas vivant
Insoumis à la gravité, réfractaire à ces vérités de paradis qui s'enfuient et d'enfers mérités

# Enviado el martes 16 de mayo de 2006 11:51

LOFOFORA - ALARME CITOYENS

LOFOFORA - ALARME CITOYENS
Toujours une bonne raison de se faire la gueule
Encore une bonne raison de se faire la guerre
Tout ce qu'ils veulent, barricadés, rester tout seuls
La haine et la peur, les deux font la paire
Les fumiers d'en face porteront la faute
Car quoi qu'on fasse, l'enfer c'est les autres
A la queue leu leu pousse ton caddie à la chaîne
Pour les jours moelleux même pas la peine d'y penser
Quand on voit que dans la merde
L'homme demeure un loup pour son frère
Ca ressemble à la jungle, parfois je me demande quel futur pourri doit nous attendre

Sonnez l'alarme citoyens
Sortez-vous les doigts du fion
Quelle que soit la façon
Réveillons la nation
Que cet air de bavure nous serve de leçon

Allons-y les enfants, cette fois nous voilà partis
Les voleurs d'espoir nous on fait dériver
Ils se disent un pour tous, on les dit tous pourris
Trop tard pour gueuler, maintenant faut se lever
Entendez-vous lorsqu'ils partent en campagne un à un
Vomir ces tristes candidats qui viennent se pavaner
Jusqu'en bas de chez toi pour refourguer leurs châteaux en Espagne ?
Que demande le peuple ?
Les démagos le savent, la mytho dans la tête
Du promis juré, leurs discours répètent :
« aujourd'hui l'heure est grave, la faute aux délinquants, aux enfant d'immigrés »
Fiers d'être français, mate le courage
Pour le Front un paquet d'abrutis a voté
Putain de réalité qui fait monter la rage
Demokratie über alles !
Au nom de l'amour sacré de la patrie
Livrée à des traîtres, profiteurs et menteurs
Liberté chérie peu à peu dépérit
Nous glisse entre les doigts et se meurt en douceur
Dit-moi pourquoi sommes-nous prêts à nous battre nos bourreaux enfileurs de zéros ?
La France pays propice à la parano, ici on s'éclate entre aristocrates
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# Enviado el martes 16 de mayo de 2006 11:55

LOFOFORA - NO FACHO (DUB SPIRIT)

LOFOFORA - NO FACHO (DUB SPIRIT)
Rien ne sert de sourire il faut mentir à point
Eclaboussée de honte et de mauvais vin
L'assistance ravie reparlera demain
D'un taré réjoui au charisme divin
Qui rien qu'à son odeur
Reconnait l'envahisseur à la base du chomage et de tous vos malheurs
A quoi bon propager le mystére
Le programme est si clair
Comme la peau de l'Europe convoitée, salope
C'est de l'âme que l'on réclame et de l'amour autour
Pas de drames ni de larmes
Pour la mort des vautours
Retrouver les valeurs
Chasser les voleurs de la terre des vikings
Transformée en camping, par Toutatis !
Par tout un tas de météques venus bécqueter ton bifteck
Telle est désormais la préoccupation principale
Sous le casque du Gaulois agitation optimale
Face au flasque degueli d'abominations verbales
De politicards en toc qui ne valent pas leurs poids de manoc
Er pourtant dans l'aréne
Ils imposent le respect en défequant sur fond de haine
Quelques propos suspects au péril de la paix
No facho
On veut pas de nazi ici
Ecoute moi bien on veut pas de nazi ici
Aux fachos ne fait pas de cadeaux
Car ils te poignarderont dès que tu leur tournera le dos
Le FN alimente la haine entre les communautés
C'est lui qui pause probléme
Ne pas oublier ce qui c'est déjà passé
L'histoire va se répéter
Certains ont beaucoup de problémes alors ils votent la haine
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# Enviado el martes 16 de mayo de 2006 11:59

LOFOFORA - L'ECLIPSE

LOFOFORA - L'ECLIPSE
On y a cru, mon amour, que ça nous arrivait
Un aller en premier pour l'idylle inégalée.
On la voulait l'histoire, on pensait l'avoir mériter.
Alors tu m'as ouvert ton c½ur et j'ai plongé sans hésiter.
Tu savais que j'étais pas étanche,
Dans l'ivresse des profondeurs, j'voyais comme une dernière chance,
Sans m'estimer à la hauteur de pénétrer ton existence.
Mais on se trouvait si beau
Dans le miroir que nos regards nous offrait
Ô grand jamais on y verrai un pavé dans l'reflet.
C'était tellement surnaturel... et évident
Qu'on aurai traversé la mer a pied sans se demander comment.

[refrain 1]
On y a cru c'est vrai,
Mais peut-être pas assez.
Maintenant va savoir quand va nous passer le sal goût amer dur à avaler.

T'étais ma viscérale, ma fiancée de Frankenstein,
Ma madame rêve,
Celle qui fait monter la sève et tomber la pression.
Tu semblais me réanimer, me ramener à la raison.
Avant toi j'étais zombie, prince de Valachie,
Comme une momie qui s'étirait dans des fondations avachis
Près à mourir encore cent fois pour goûter ta substance.
Je t'ai dévoré à outrance.

[refrain 2]
On y cru d'accord
Peut-être même un peu trop fort.
Dans nos cris, dans nos corps
Va savoir à quelle heure s'éclipseront les remords.

Pour toi j'aurai voulu soulever des montagnes
Mais j'suis du genre à baisser les bras devant un tas de sable.
Dans mon bac à râteau, pas de quoi faire un château
Seulement un grain écraser dans un étau.
Quand tendrement tu prenais ma tête entre tes mains
Moi j'me la prenais moins et ça me faisait du bien
Mais ma connerie, ma folie et mes manières de gamin
T'ont poussé ma chérie à écrire le mot fin.

Et me voila dans mon coin à chialer comme un con.
Il me fallait au moins ça pour que je t'écrive encore une chanson
Et que j'apprenne que l'amour ne sert pas de remède.
J'étais trop pire pour te prendre sans te perdre.

[refrain 1]

J'te souhaite l'extase avec un autre que moi mais pas tout de suite,
Qu'un prince charmant te rende visite et heureuse mais quand même pas trop vite;
Et subsiste l'espoir que quelque part dans ta mémoire cachée,
Mon nom n'soit pas sur liste noire mais sur papier glacé,
Qu'il te revienne avec des souvenirs à consumer
Si jamais un soir la chaleur venait à manquer.

[refrain 2]

# Enviado el martes 16 de mayo de 2006 12:04